Day 44 – Step 44 : To have fun and sleep under ground

11 Nov

Le réveil ce matin se fit à 6h et dans le froid. Hier j’ai réussi à m’endormir assez vite mais je n’ai cessé de me réveiller, chaque fois en sursaut, persuadée que c’était l’heure de se lever… Ce n’est pas comme si mes compagnons allaient partir sans moi de toute façon mais allez savoir… on est jamais sûr de rien en Australie !

Je me change et petit-déjeune avant de reprendre la route comme prévu à 7h, direction Coober Peddy.

Alors que je continue à alterner entre lire, regarder le paysage et dormir, les autres ont mettent un DVD de dans le nouveau bus, équipé d’une tv ! Malheureusement la sono laissant beaucoup à désirer comparé à l’ancien bus, ceux qui sont dans le fond (comme moi) ne peuvent pas entendre grand chose. Mais je regarde quand même et trouve ça assez divertissant malgré tout, moi qui ne suis vraiment pas fan de cette série.

Soudain, en pleine route Benchy s’arrête sur le bord et nous dis de descendre pour une super expérience. Hm… okay ! Nous sommes donc sur une autoroute tout ce qu’il y a de plus cliché, bien large, droite et sans fin, déserte au possible, dans un décor tout ce qu’il y a de plus désertique. Mais une petite portion de cette route de bitume (environ 2m de long sur toute la largeur) est une sorte de grillage. Nous passons donc de l’autre côté de la route où se trouve une ouverture par laquelle nous pouvons passer sous la grille et nous accroupir/allonger (c’est peu profond, il est difficile de se tenir vraiment accroupis) sous la route. Toutes les filles ou presque s’engouffrent donc sous la route en criant à intervalle régulier, toutes excitées et terrifiées à l’idée qu’un camion passe.

(photos empruntées à une de mes copines de route!)

J’avoue que c’est impressionnant mais j’ai du mal à imaginer ce qui se passerai et j’attends patiemment qu’il y ait un peu d’action. Benchy nous dit que nous n’attendrons pas plus de 15minutes parce qu’il se pourrait qu’aucun véhicule ne passe avant des heures. Puis soudainement ceux qui sont à l’extérieur (Benchy et quelques filles un peu moins téméraires) nous crient qu’un camion arrive. La tension monte et là……… je dois dire que mon cœur a sauté quelques battements ! Une sorte de claustrophobie se fait ressentir juste avant que le véhicule ne passe, puis c’est le bruit qui est extrêmement impressionnant (sans compter les hurlements des filles), et avec la lumière qui disparaît pendant quelques secondes on peut se dire que c’est un petit aperçu de la fin du monde. C’était en plus un road-train donc le plaisir a été prolongé !

« We’ve been rolled over by a truck » (Jamie)

Je peux donc cocher la case « se faire rouler dessus par un camion » de ma liste de choses à faire avant de mourir.

Nous remontons ensuite dans le bus et repartons pour peu de temps. Nous ne sommes plus loin du « painted desert » où nous faisons une escale rapide afin de monter sur des petites falaises  pour apprécier l’immensité désertique dans laquelle nous nous trouvons. Benchy a évidemment fait tout ça pieds nus. Dans le désert. Où je ne compte pas le nombre de cailloux au mètre carré. L’Australien typique.

Nous roulons aussi le long de la célèbre « fence » contre les dingo qui fait je ne sais plus combien de milliers de km.

A 11h nous arrivons enfin à Coober Pedy. Je dis « enfin »….. Je sens que je ne vais toujours pas être fan de cette ville non plus… Complètement aride, déserte (en plein dans le désert ET déserte de vie humaine), des cailloux à perte de vue… une véritable ville minière, quoi ! Pendant que nous faisons le tour de la ville en bus Benchy nous explique que cette ville est la capitale de l’opale et qu’elle est particulièrement connue pour ses habitations souterraines. Ici il fait (et faisait) si chaud que les gens ont construit leurs maisons à l’intérieur des petites collines ou sous le sol. C’est vrai que c’est impressionnant et je pense soudain à Tatoo’in de Star Wars, allez savoir…

Nous nous arrêtons brièvement au Welcome sign pour faire des photos (et étouffer dans l’air à 45°… !)

(NE COUREZ PAS. Ne poussez pas votre femme ! Donnez-la moi ! Si elle est moche, vendez-la.

ATTENTION ! PUITS PROFONDS. Pas de plongée ni de pêche. Sauf des requins.

NE MARCHEZ PAS A RECULONS. ??)

puis nous nous posons dans notre dortoir souterrain ! Il n’y a pas de chambres (à part celle de Benchy) mais c’est un grand dortoir en pierre avec des dizaines de lits superposés séparés par des renfoncements et des rideaux, par groupe de deux lits superposés, où je m’installe avec Marion.

(photo emprunté à Maia)

Il est tentant de rester allongée sur le lit et de faire une sieste tant la fatigue se fait ressentir, particulièrement décuplée par la chaleur intenable qu’il fait dehors. Mais nous ne restons pas longtemps dans cette ville et il serait dommage de ne pas en profiter. Surtout que je ne compte vraiment pas revenir ici avant de mourir (ni après, d’ailleurs). Alors nous allons déjeuner avec les autres et je passe mon heure libre à fixer mon téléphone avec intensité en espérant que ça le décidera à sonner et m’annoncer un nouveau message maintenant que j’ai enfin du réseau, mais en vain…

A 13h30, nous avons une visite du musée de la ville. Tout d’abord nous nous installons dans une petite salle de cinéma où on nous projette un film intéressant et ludique sur la ville (comique malgré lui mais tant mieux), concernant surtout son rapport à l’opale.

Les filles me font remarquer qu’avec mes lunettes de vue je “fais très étudiante française”… ! Hm… okay ?

Puis on fait le tour du musée, dans des dédales de pierre, où est reproduite une véritable habitation souterraine comme celles de cette ville. C’est vraiment impressionnant, surtout au niveau du système d’aération, mais c’est très frais et sympa. J’aurais bien aimé passer une nuit dans une telle “maison” !

Ensuite nous voyons quelques reproduction de mines, avec des éclats d’opale dans les murs, avant de remonter la surface où se trouve la boutique d’opale, où certaines sont vraiment magnifiques.

Après cela nous avons quartier libre pour tout l’après-midi, jusqu’à 17h30 où nous avons rendez-vous à la nurserie de kangourous.

Un message arrive enfin à se frayer jusqu’à mon téléphone et le moral remonte un peu, j’ai la pêche à nouveau !

Avec les filles nous décidons donc de mettre ce temps à profit et d’aller se balader, au moins pour voir l’église souterraine. Les Irlandaises veulent aller tenter de ramasser de l’opale dans les carrières et je commence à les suivre avec Marion. Sauf qu’il fait vraiment un cagnard monstrueux et que nous aimerions éviter de mourir ici. Donc nous les abandonnons lâchement et entrons dans des boutiques touristiques, assez peu accueillantes. Les patrons sont en général au frais, lumière éteinte, et nous les dérangeons plus qu’autre chose en ne voulant que regarder… Donc nous allons nous acheter des glaces avant de nous rendre à l’Eglise.

(cinéma “drive-in”)

Eglise assez spéciale et très peu accueillante, que je fuis rapidement. L’atmosphère était très spéciale…

Puis nous nous rendons dans une librairie avec l’espoir de trouver des livres pour remplacer tous les miens que j’ai déjà finis mais rien d’intéressant et nous ressortons bredouilles.

De retour à notre dortoir à 16h, je m’allonge pour une petite sieste bien méritée, et Marion me réveille à 17h.

17h30, nous sommes devant la nursery des kangourou, où un papy nous accueille avec dynamisme dans son jardin, où se trouve un enclos de jeunes kangourous. Lui et sa femme s’en occupent, ce sont leurs animaux domestiques (c’est autorisé). Ils les récupèrent quand ils sont abandonnés ou malades, et un d’eux est un bébé kangourou que Benchy et des amis à lui avaient sauvé après que sa mère eut été tuée. Nous assistons à leur goûter, c’est-à-dire lait au biberon par le propriétaire et Benchy. Un des kangourous est un tout petit bébé nommé Alice, je vous passe donc toutes les plaisanteries que j’ai pu recevoir, mais il était très mignon et embêtait Ben, comme moi! Nous apprenons même que le soir, le plus rapide de ces kangourou dort dans le lit de ses maîtres. . . (terrifiant, si vous voulez mon avis).

Après cette visite nous rentrons au dortoir nous préparer pour le soir. Rendez-vous à la pizzeria d’en face, où une pizza sans gluten m’attend !! (merci l’Australie, merci!). Nous en profitons pour célébrer l’anniversaire de Marie-Hélène, miam le gâteau ! Nous discutons tous ensemble, c’est vraiment convivial, un excellent dîner. Ensuite les filles insistent pour que nous sortions, je les suis donc dans le (seul) bar (potable) de la ville. Ce n’est vraiment pas terrible mais il y a de la musique et nous discutons alors ça fait l’affaire. Mais je finis par me lasser et rentre au dortoir avec Marion. Je lis puis vais me changer, c’est alors que je me rends compte que tout le monde (une partie des filles de notre groupe et un notre des cars Adventure Tour qui est arrivé pendant que nous étions sortis) est dehors en train de discuter avec une bière.

Je les rejoins donc, et me rend compte que les filles de notre groupe sont en train de terrifier les autres avec un jeu de “je n’ai jamais” très alcoolisé et loin d’être prude… La tête que font les individus de sexe masculin est absolument impayable. Je suis déjà habituée à mes dévergondées mais eux n’ont visiblement pas compris ce qui leur arrive (les filles de l’autre groupe sont déjà allées se coucher, dépitées…!).

Je ne sais pas trop ce qui se passe mais subitement nous nous retrouvons à faire la fête DANS notre bus, la musique à fond (au milieu du désert ça ne pose pas trop de problème) en faisant légèrement tanguer le bus en dansant… Nous dirons que c’est une expérience à faire au moins une fois dans sa vie…

Je m’éclipse pendant une petite heure pour téléphoner et que je reviens, je trouve les Irlandaises et les Danoises sur le toit de la remorque du bus, bière à la main (et dans le sang…), en train de se raconter des histoires plus drôles les unes que les autres.

Au final nous restons là à discuter jusqu’à 2h30 du matin où je finis par aller me coucher, épuisée.

Day 43 – Step 43 : To climb on King’s Canyon and get to South Australia

10 Nov

Ce matin réveil à 6h, toujours aussi difficile, pour se préparer et rouler jusqu’à King’s Canyon, qui n’est pas très loin.

Dans le bus nous mettons nos chaussures de marche, notre crème solaire, et prenons nos 3L d’eau chacun, sans oublier casquette et lunettes de soleil. A 7h le soleil tape déjà et la journée promet d’être caniculaire !

Au pied du Canyon, Benchy nous fait un briefing. Il y a deux routes : une très facile qui ne monte pas très haut et serpente, qui dure environ une bonne heure il me semble. L’autre consiste à faire l’ascension du canyon jusqu’en haut, elle n’a pas facile mais nous avons la capacité de la faire, et elle promet d’être magnifique. Évidemment nous décidons tous d’emprunter celle-là.

C’est le moment, il faut commencer à grimper ! Dès le début ce sont des marches de pierre qui nous attendent, avec de quoi se faire les cuisses. Maia et Simone (les Danoises) trouvent que c’est facile, mais Benchy leur dit de ne pas trop parler…

Effectivement, quelques marches après les cuisses commencent déjà à bien chauffer et plus personne n’a envie de rire. Et pourtant, ce n’est que le début ! Déjà à cette première étape, deux filles de notre groupe abandonnent et décident de redescendre prendre le chemin facile, parce qu’elles ont peur de ne pas y arriver. Pourtant notre guide tente de les rassurer en leur expliquant qu’après les côtes sont moins abruptes mais elles ne veulent pas prendre le risque.

La vue est déjà magnifique, et Benchy s’arrête régulièrement sur le chemin afin de nous parler de l’endroit, des légendes, des fruits et des plantes qui peuplent le canyon, ainsi que des animaux.

Nous apprenons par exemple que certains petits arbres étaient pris pour des Aborigènes, et que si les kangourou s’appellent kangourou c’est parce que les “Blancs” sont des idiots. En effet, en demandant à un Aborigène ce qu’était cet animal qu’il n’avait jamais vu, un des colons crut que ce que lui disait l’autochtone “Kangourou” désignait l’animal, alors que ça voulait dire “Je ne comprends pas”.

Bref, l’ascension est certes difficile, mais le jeu en vaut largement la chandelle. J’ai l’impression de dire ça à nouveau chaque jour, mais je crois que c’est un des endroits les plus beaux que j’aie jamais vu. D’ailleurs je crois que c’est l’endroit que je préfère en Australie. Etrangement, la chaleur me gêne peu (je remets régulièrement de la crème solaire pour éviter de brûler vive), il y a un petit vent chaud qui permet de respirer, et l’endroit est tout simplement fabuleux. On se croirait les rois du monde, en haut de ces falaises oranges… Je pourrais y passer la journée. Ma vie, même !

Nous empruntons des chemins magnifiques, un pont qui fait la passerelle au-dessus d’un trou béant… Jusqu’à ce que l’on arrive à des escaliers qui descendent et surplombent ce que Benchy appelle le Jardin d’Eden. De l’eau coule entre la roche. Nous descendons d’autres escaliers, pour arriver au fameux endroit… J’approuve le nom… Les images se passent de commentaire, je ne saurais de toute façon que dire.

Nous restons une demie-heure à nous reposer avant de repartir en direction de la descente et du retour au bus.

J’ai passé presque toute cette fin de ballade (pendant laquelle nous n’étions plus en compagnie de Benchy et de ses agréables informations culturelles et pratiques) avec Marion, la Néerlandaise, que j’apprends à connaître et dont je deviens de plus en plus amie.

Cette randonnée nous a pris 4h, pendant lesquelles nous avons bien marché et nous en avons pris plein les yeux !

Il se fait faim et nous avons hâte de retourner près de notre campement, à un endroit un peu plus civilisé où Benchy nous annonce qu’il se trouve une piscine, et que nous aurons le temps de nous y baigner !

Certaines filles se jettent à l’eau en arrivant, mais je n’en ai pas encore le courage, je préfère lire avec Marion en attendant que le déjeuner soit prêt, manger, puis lire encore, avant de finalement aller moi aussi me jeter à l’eau !

Je rejoins les Irlandaises et les Danoises, et nous nous amusons à essayer de nous apprendre chacune nos langues.

Mais très vite le temps se rafraîchit, et il se met même à pleuvoir !! Nous sortons en vitesse et je vais prendre une douche, me rhabiller, et me remettre au chaud dans notre bus pour lire.

Nous reprenons ensuite la route et passons à l’endroit où se trouve la frontière entre l’Etat du Territoire du Nord (Northern Territory) et celui de l’Australie du Sud (Southern Australia), où nous nous arrêtons pour faire quelques photos, avant de rejoindre notre campement de la nuit !

Day 42 – Step 42 : To watch the sunrise on Uluru, and walk all around it.

9 Nov

Le lever à 4h de ce matin est assez difficile ! J’ai l’impression qu’il va me falloir une perfusion de sommeil ou de repos pour pouvoir affronter la journée !

Cette nuit quand j’ai enfin réussi à m’endormir je ne crois pas que mon sommeil ait été de très bonne qualité. Puis je me suis réveillée à 3h du matin… quand j’ai vaguement reconnu – à travers mes paupières toutes collées – le ciel étoilé au-dessus de moi, j’ai carrément écarquillé les yeux ! C’était un tel bonheur de voir la voute au-dessus de moi, un moment qui rend impossible toute pensée relative à autre chose qu’à l’immensité de l’univers, un moment où des petites considérations de la vie quotidienne ne pouvaient avoir leur place. Je sais que j’ai l’air complètement new age ou je ne sais quoi, mais vraiment, dans ce genre de moment ce n’est que les yeux du minuscule humain qui touche à quelque chose de bien plus grand… complètement aspirés par la ceinture d’Orion qui se trouvait à hauteur de mes yeux…! Sérieusement. J’avais la ceinture d’Orion juste au-dessus de moi ! J’ai dormi dessous !

Difficile de se rendormir après ça, mais aussi – une fois la magie dissipée – à cause des bruits d’insectes qui me terrifiaient… et des filles qui ronflaient… (Ah les Irlandaises et la bière…!)

C’est donc avec trop peu de sommeil que je ré-enroule mon swag, le range et vais ranger mon propre sac de couchage (que j’avais utilisé dans le swag dont la propreté me semblait plus ou moins douteuse…) dans mon sac. Une fois les affaires complètement rangées je vais prendre un petit-déj composé de toasts et de céréales, avant un rapide passage dans la salle de bain et j’étais… encore la dernière dans le bus ! (ouups)

Il est 5h et nous avons une heure de bus jusqu’à Uluru pour le lever de soleil.

Une fois arrivés je suis restée en compagnie de Marie et Sandra (deux des Irlandaises), avec qui nous avons davantage admiré le soleil que le Red Rock (plus frappant au coucher du soleil qu’au lever, selon moi), et avons pris des photos plutôt comiques…(je vous les épargne)

Nous remontons ensuite dans le bus pour nous rendre à l’endroit où nous commençons notre randonnée autour d’Uluru. Notre guide s’assure que nous avons bien tous au moins ,3L d’eau condition sine qua none pour pouvoir faire la randonnée. Il nous demande si quelqu’un veut faire l’ascencion du rocher, tout en nous disant que pour lui c’est une très mauvaise idée, un grand manque de respect pour cette terre. Personne ne désire le faire et nous allons donc au début du parcours. Pendant une petite heure Benchy nous fait une “cultural walk” pendant laquelle il nous explique beaucoup de choses sur les Aborigènes et ce lieu qui est sacré pour eux et où ils viv(ai)ent. C’est extrêmement intéressant d’apprendre où ils cuisinaient,

quels étaient les ingrédients qu’ils récoltaient tout autour d’eux, comment ils créaient des armes, organisaient leurs cérémonies,  ainsi que d’apprendre certaines de leurs légendes. Il nous explique aussi que ce que nous savons n’est qu’une infime partie de leur civilisation, celle qu’ils veulent bien nous faire partager, et que seuls les membres des tribus en connaissent vraiment les secrets et les pratiques.

Ensuite Ben nous laisse continuer par nous-mêmes, pour faire le tour du rocher, qui fait 9km de circonférence. Je suis reste principalement avec Marie et Sandra et nous marchons tantôt en silence, tantôt en discutant. Certains endroits étaient particulièrement magnifiques, comme les petits coins d’eau paradisiaques !

En tout, faire le tour nous a pris 3 heures, à cuire sous le puissant soleil du désert australien. A la fin, mes chevilles et mes hanches rendent l’âme mais je le referai sans hésiter !

Après avoir rempli nos gourdes à nouveau et joué avec les pistolets à eau, nous nous sommes rendus au Cultural Center, qui n’avait pas grand intérêt (surtout avec un guide comme le notre qui nous avait déjà tout expliqué).

Le reste de la journée est comme le cultural center : sans grand intérêt. Nous roulons beaucoup (et je fais donc beaucoup de siestes !!) pour retourner du côté d’Alice Springs où nous laissons une partie de notre tribu qui ne faisait le tour que pour 3 jours à Uluru.

Puis nous reprenons à nouveau la route durant 3h pour avancer le plus possible en direction du coin de King’s Canyon où nous faisons une randonnée demain.

Notre campement est encore une fois en pleine nature mais la cuisine est bien plus conséquente. L’endroit est infesté de moustiques, mes amies sont couvertes de piqures en quelques heures et j’ai la chance d’être bien plus habillée qu’elles et de peu les attirer, je m’en sors sans rien!

A partir de ce soir j’ai le droit à des menus sans gluten, et ce dîner est di-vin. Ce sont des légumes sautés à la thaï, avec quelques épices et du poulet… à tomber !

Nous avons encore le choix entre couchettes dans des mini baraquements ou swag mais je choisis de dormir à l’abri, en compagnie des Suisses. Good night !

Day 41 – Step 41 : To be amazed by Rocks and sleep under the stars in a swag

8 Nov

Ce matin le réveil à 5h est très difficile et les filles et moi nous préparons dans un silence mortel. J’ai passé une nuit atroce car les autres (pas les Suisses) n’ont pas arrêté de parler à un volume bien trop élevé, et on laissé la lumière allumée une bonne partie de la nuit. J’ai cru que j’allais commettre un meurtre mais j’étais bien trop fatiguée pour ne serait-ce que m’asseoir dans le lit et leur dire de la fermer.
Le petit déjeuner de l’auberge n’étant pas bien folichon (quelques tranches de pain de mie et du beurre) nous ne faisons pas long feu, nous récupérons nos affaires dans la chambre et sortons attendre qu’on vienne nous chercher pour le tour.
Comme prévu nous sommes toutes les trois ensemble ! Super ! Nous somme une dizaine à monter dans le même mini-bus qui nous emmène aux “bureaux” de Adventure Tour, où nous  finissons de remplir les papiers etc, avant de monter dans notre bus.

Nous y faisons la connaissance de notre guide : Benchy. Un Australien pure souche d’à peine 30ans, très dynamique. Le bus aussi est très confortable, petit mais avec largement assez de place, climatisé juste ce qu’il faut, avec une sono qui fait que même au fond nous entendions très bien ce que disais le guide. Plutôt comfy ! Benchy nous explique tout ce que nous allons faire, voir, l’organisation etc, puis nous demande un à un de nous présenter.
Nous sommes une bonne dizaine, dont un groupe déjà soudé qui a fait la route Darwin-Alice Springs ensemble sur un autre tour operator du même genre. Il s’agit d‘Irlandaises et de deux Danoises. Il y a également une Québecoise, une Néerlandaise, un couple de personnes d’un certain âge qui vient des Pays-Bas et un autre qui vient je-ne-sais-plus-d’où.

Nous roulons donc d’abord dans Alice Springs pour faire un tour de la ville avant d’en sortir définitivement (et, je l’espère, ne plus jamais y mettre les pieds !). Nous passons devant l’Anzac Memorial, le stade (plutôt sympa), et je peux maintenant réellement me rendre compte que cette ville est entourée de montagnes. Benchy nous montre donc que pour en sortir nous devons emprunter une sorte de “petit” passage entre deux montages. C’est magnifique, nous passons par la “dry river” (rivière aujourd’hui asséchée, alors qu’il y a quelques dizaines d’années les gens y faisaient des courses !!) et nous passons par les Macdonnell Ranges (chaîne montagneuse), qui ont été explorées à l’origine pendant la construction d’une ligne de télégraphe à la fin du XIXème siècle. Dans cette partie de l’Australie il n’y a eu à certains moments qu’une cinquantaine d’habitants ! Et la route que nous empruntons est limitée à 230km/h, c’est donc une route qui fut sujette aux courses automobiles !
Nous roulons une bonne heure avant de nous arrêter dans une espèce de ferme de chameaux (roadhouse) où certaines filles font des “tours” à dos de chameau.


Je sens que nous allons bien nous amuser pendant ce voyage : les mono (deux autres bus s’étant également arrêtés) sortent les pistolets à eau et s’arrosent généreusement ! Vu la température caniculaire c’est plutôt agréable !!


Nous repartons mais nous arrêtons peu de temps après pour une petite pause afin de se dégourdir les jambes et prendre nos précautions pour le reste du voyage qui va durer quelques heures.


Je suis ravie d’apprendre que des heures de route nous attendent, tant je suis fatiguée. J’ai vraiment besoin de dormir, dormir, et encore dormir ! Mais ce n’est pas pour autant que je n’ai pas profité des magnifiques paysages et des explications culturelles de Benchy entre deux siestes !
Puis nous repartons et roulons longuement en direction d’Uluru. A 244km d’Uluru justement, se trouve Fooluru, une formation rocheuse qui lui ressemble beaucoup mais fait 2m de moins de haut mais dont la circonférence est deux fois plus longue.
Nous nous arrêtons rapidement à une catlle station pour faire une pause.


Nous passons par Yalara, sorte de ville/camping qui a été construite pour permettre aux gens de rester sur place quand ils visitent Uluru. Jusque dans les années 70 il y avait un terrain de campement au pied d’Uluru, mais à l’époque c’était à peine 5000 personnes par an qui visitaient le lieu sacré. Aujourd’hui il s’agit d’environ 250 000 personnes et il est interdit de camper à Uluru, d’où la création de la “ville” de Yalara. La ville est sujette à de sévères règles de construction concernant la taille et la couleur des bâtiments.
Au loin nous voyons Kata Tjuta, et Benchy nous fait remarquer que la formation rocheuse ressemble à Homer Simpson qui serait allongé sur le dos !

Nous nous arrêtons ensuite pour déjeuner à notre campement près d’Uluru, où après avoir sorti la nourriture et nettoyé notre “tente à manger” nous préparons nous mêmes nos propres burgers ! Je parle un peu (en anglais) avec la Québecquoise de Montréal, elle s’appelle Marie-Hélène et est très sympa !

Nous nous rendons ensuite au lieu de notre randonnée de l’après-midi : Kata Tjuta, plus précisément sa windway (chemin du vent). Nous ne pourrons pas le faire en entier car une partie du sentier est fermée à cause de la chaleur trop importante. Mais ce n’est pas grave, le lieu est magnifique, imposant, apaisant, un bonheur.

La chaleur ne se fait pas ressentir parce qu’un vent nous permet de respirer. Moi qui pensais qu’un morceau de caillou me laisserait froide je viens de changer complètement d’avis. Mon cœur bat à tout rompre, j’ai l’impression d’être minuscule au sein d’un univers immense, j’ai l’impression que la roche n’est pas morte mais qu’elle nous chuchote une histoire millénaire… Et le soleil fait partie du spectacle, il éclaire la roche qu’il rend d’un orange puissant, avant de l’éteindre au gré des nuages, comme dans un jeu de cache-cache. Je pourrais rester des heures ici assise sur la pierre, dans le silence et la plénitude de ce monde immense.
Mais c’est l’heure de repartir, direction Uluru ! Donc un des côté ressemble à une tête de Simba !


Benchy nous raconte les histoires traditionnelles d’Uluru, une infime partie de ces récits qui sont secrets et détenus uniquement par les Aborigènes, pour qui le lieu est un endroit sacré, où ils ont vécu pendant de longues années.
Nous arrivons pour profiter du coucher de soleil, Benchy nous emmène à un endroit magnifique où il n’y a pas de touristes, et nous sort d’une glacière une bouteille de champagne ou plutôt, comme ils sont obligés de l’appeler : “sparkling white wine” (vin blanc pétillant). En tant que seule Française de l’excursion, je suis celle qui se doit d’ouvrir la bouteille de champagne ! POP ! Et de le servir, avant d’admirer en silence un des plus beaux coucher de soleil de ma vie.

La roche change effectivement de couleur au rythme des mouvements du soleil et encore une fois, le souffle est coupé devant tant de beauté et de puissance.


En repartant en bus, je note que les nuages sont particulièrement magnifiques dans cette région du globe… J’y vois de véritables scènes épiques, des dieux Grecs qui s’élancent…
J’ai la tête pleine de beauté quand nous rejoignons notre campement.
Il s’agit d’un endroit avec une grande “tente” en métal assez grande pour accueillir une “cuisine” et de grandes tables, pour une quarantaine de personnes. Derrière se trouve un grand espace vide (avec trois bancs) au milieu de toutes petites cabanes en demi-cercle. Dans ces petites cabanes se trouvent entre 2 et 4 lits superposés, avec de la place pour rien d’autre. Nous avons le choix entre dormir dedans ou dehors à la belle étoile dans un swag, c’est-à-dire une sorte de sac de couchage rembourré à poser à même le sol. Très excitée à l’idée de dormir dans un swag, je me laisse tout de même le temps du dîner pour réfléchir. L’endroit est infesté d’énormes fourmis qui piquent méchamment le moindre morceau de peau qu’elles peuvent atteindre et je suis ravie d’être (la seule ou presque) à avoir mis un pantalon, des chaussettes et mes chaussures de randonnée !!!
Le dîner est délicieux, avec grillades et bons légumes. Je passe ensuite un peu de temps à discuter avec les Irlandaises qui sont en pleine forme, alors que j’avoue sentir la déprime (encore) revenir. Mais heureusement le ciel est plein d’étoiles et sa contemplation me fait un bien fou. Je vois même deux étoiles filantes d’affilée, un bonheur !
Je décide, avec quelques Irlandaises et les deux Danoises  de dormir dans le swag, au milieu du camp voisin qui est plus protégé. Je pars donc en expédition dans la grande salle de bain commune à quelques camps de là avant d’aller chercher un swag et m’installer avec les filles.
Il ne fait pas bien chaud la nuit donc je me couvre et n’oublie pas un foulard, de peur d’avoir mal à la gorge demain. Le swag est confortable, mais avec tous les insectes j’avoue que je ne suis pas rassurée. Une des Irlandaises flippe complètement, persuadée que nous risquons de nous faire attaquer pour un dingo, mais j’avoue que ce sont les petites bêtes qui m’inquiètent bien plus que les grosses cette nuit.

Le ciel est magnifique, mais l’angoisse de me retrouver avec des espèce de mygale sur le corps rend mon endormissement quelques peu difficile.

Finalement je ferme les yeux autour de 23h30.

Day 40 – Step 40 : To give up sleeping and to dislike Alice Springs

7 Nov

(toujours dans le bus)

Vers 2h du matin (je crois) nous nous arrêtons à Tenant Creek où nous restons assez longtemps. Je ne fais que somnoler et une pointe d’envie s’empare de moi quand je vois que les filles dorment profondément… Au bout d’un moment, alors que la porte du bus est ouverte et que nous sommes tous affalés sur nos sièges en plein milieu de la nuit en plein milieu de nulle part, une musique très forte se fait entendre, comme si la porte d’une boîte de nuit venait d’être ouverte. Mon cerveau fatigué n’arrive pas à émettre une autre hypothèse et je suis très loin d’avoir la force d’aller voir ce qui se passe. Tout ce que je veux c’est que ce bus reparte et me soustraie par la même occasion au rayon de lumière très fort qui vient des lampadaires.

A cet arrêt des gens montent, à savoir deux types, deux filles et un couple imposant. Une des femmes n’a pas pu s’empêcher de parler – fort – avec le conducteur pendant une éternité… Eh bien qui cela pourrait-il bien déranger qu’ils aient une discussion à voix haute à 3h du matin ?! Moi, par exemple. J’ai du dire définitivement adieu au sommeil profond.

A 4h30 j’observe le soleil qui se lève à peine, très paresseusement à l’horizon, donnant au ciel des tons roses et bleus, et je pique du nez régulièrement pour quelques minutes seulement.

C’est vers 5h30 que le soleil et moi sommes enfin complètement réveillés et j’intercoupe ma lecture de l’admiration du paysage rouge et désertique aux petites montagnes qui accompagne notre route.

Vers 7h30 nous nous arrêtons dans une road house pour le petit déjeuner et je me décide à manger des oeufs pochés sur des toasts. Miam ! Heureusement que c’était bon parce que ce modeste petit déjeuner me coûte 12$, à savoir 10$ + 2$ de frais de CB parce que je n’ai pas de liquide… ma-gni-fi-que. Je prends mon temps, fais un tour et me rend dans les toilettes pour remplir ma gourde au robinet. J’avoue qu’à chaque fois j’espère ne pas être trop confiante et que l’eau du robinet se boit bien partout (ce qui je sais n’est pas le cas… enfin les roadhouse à priori il ne devrait pas y avoir de problème !! mais on ne sait jamais…).

Quand je sors cependant, c’est sous les remontrances du conducteur et le sourire amusé des clients… Ah oui… le bus était parti sans moi et les Suisses s’en étant rendu compte ils ont fait demi-tour pour revenir me chercher…! Oups !? Mais j’avais compris 8h15 au lieu de 7h45... (“a quarter PAST eight” / “a quarter TO eight”)

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Je lis tout le reste du trajet et nous arrivons à Alice Springs à 9h20. Ca ne m’a pas l’air non plus d’être très grand, et pas vraiment accueillant non plus… Les rues sont désertes, la chaleur et le soleil sont oppressants, les distances ont l’air énormes… Il y avait une autre Française dans le bus apparemment, nous échangeons quelques mots, puis je décide de téléphoner à l’auberge pour voir s’ils ne peuvent pas venir nous chercher avec les Suisses. 15minutes après la navette arrive !

Notre chambre de 8 (filles) à l’auberge n’est pas mauvaise, occupée par trois Allemandes et deux Coréennes, et nous nous installons rapidement, en décidant de ne pas sortir tout de suite à cause de la chaleur et de la fatigue.

Je discute avec les filles et nous nous demandons ce que nous devons mettre dans nos petits sacs à dos pour demain quand le bus du Tour viendra nous chercher, comment nous habiller, ce que nous trouverons dans les toilettes que nous trouverons sur la route… la trouille, quoi !

A 13h je commence sérieusement à avoir un coup de barre et je décide de fermer un peu les yeux…

Et je me réveille à 16h30 !! Les filles ont dormi aussi profondément que moi, ça nous a fait du bien mais maintenant nous avons faim !

(désolée j’adore cette photo mais impossible de la retourner…)

Nous décidons donc de sortir mais il fait une chaleur à crever et il n’y a absolument rien à voir dans cette ville ! J’ai donc acheté de l’eau et des céréales à Woolsworth et nous sommes allées manger à Subway (ô désespoir…) où j’ai été ravie de voir que je pouvais manger une salade au lieu d’un sandwich ! magnifique !

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En rentrant à l’auberge nous avons fait une lessive commune, mis nos équipements électroniques à charger et à 20h je sortais de la douche.

Une heure plus tard je décide qu’il est l’heure de dormir et ferme les yeux en espérant que les Allemandes arrêterons de parler fort et éteindrons la lumière !!

Day 39 – Step 39 : To get into a bus for 21hrs and meet frogs

6 Nov

Ce matin je me réveille à 7h30 et vais me laver les cheveux directement. Évidemment le sèche-cheveux de la salle de bain, sur lequel je comptais, ne fonctionne pas, ça serait trop beau ! Mais après tout… ce n’est pas comme si j’étais déjà assez malade ! (Vous noterez que ça va justement un peu mieux, je n’ai plus constamment cette horrible douleur dans la poitrine quand je respire…)

Je me rappelle soudain le cauchemar que j’ai fait cette nuit, dont la conclusion n’était autre que “apprend le numéro de L”. Très bien, je le mémorise puis entreprend de lire dans mon lit tout en petit-déjeunant, mes outils électroniques mis à charger.

Une fois les sacs bouclés je rends la clef de ma chambre, draps et vaisselle et récupère mes 20$ de caution. La nana du desk m’a “expliqué” comme si j’étais une débile où se trouvait l’arrêt de bus (mais oui évidemment, quelle idiote ne sait pas où est l’arrêt de bus d’une ville qu’elle ne connaît pas ?! Franchement !) et je ne suis même pas sûre d’avoir compris ses “explications”…. (oups).

J’ai encore deux bonne heures avant de me rendre à l’arrêt de bus donc j’attends dans le lobby parce qu’il y fait bon (il fait une chaleur à crever dehors de toute façon). Je pense que le type de la réception a un atroce hoquet très bruyant, c’est assez horrible…. Si ce n’est pas ça c’est très inquiétant…

À 10h35 je me dis qu’il faudrait peut-être que je commence à me diriger dans la direction indiquée parce que j’ai peur de perdre du temps à trouver l’arrêt de bus, mais Evelyn arrive et nous finissons par discuter.

A 11h20 je sors donc de l’auberge et trouve l’arrêt de bus en moins de cinq minutes (en gros il fallait traverser la rue et passer sous une galerie pour accéder à l’autre côté de la rue. J’avoue que ce n’est pas bien difficile.) Il n’y a presque personne qui attend alors je m’assure, auprès d’un homme qui se tient là, qu’il s’agit bien de l’arrêt du Greyhound. Il me le confirme et pour le coup je commence à être rassurée sur l’espace qu’il y aura dans le bus. Jonna m’a vraiment fait peur hier en me disant que son bus à elle était bondé et que c’était atroce.

Le bus arrive vers 11h40 et il y a un peu plus de monde mais nous sommes à peine une dizaine, un soulagement !! Surtout en considérant la taille (massive) du bus rouge qui se tient devant nous. Le chauffeur s’assoit à une table et nous demande nos noms et où nous voulons nous asseoir dans le bus. Je lui demande donc qu’elle est la meilleure place (tant qu’à faire !) et il me répond (un peu étonné) que cela dépend de ce que je veux (est-ce que je veux dormir tranquille où est-ce que je veux voir du paysage?). Je lui répond la dernière option et il me met sur le premier siège à droite du bus. Je suis seule sur les deux sièges et le bus est vraiment loin d’être rempli, un bonheur ! J’essaie donc de m’installer confortablement (ce qui n’est somme toute pas évident mais ça pourrait être bien pire) et je lis, regardant le paysage de temps en temps.

Vers 16h tout le monde doit descendre du bus (ah bon mais pourquoi ?!) à Katherine pour une bonne heure. Deux autres filles ont l’air un peu perdues aussi et je leur demande si elles savent ce qui se passe et elle me répondent que le bus s’arrête toutes les 4h environ…

Nous sommes dans un stop Greyhound attenant à un magasin de nourriture genre station service qui fait aussi sandwiches etc. et je prends donc un paquet de chips (vous noterez la mauvaise idée) et quand je vois les deux filles m’attendre avec une glace je succombe évidemment et fais pareil (il est loin le temps de Byron Bay…). Nous nous asseyons autour d’une table et en discutant il s’avère que nous allons faire le même tour jusqu’à Melbourne !! Je vous présente donc Janine – 20ans, et Céline – 19ans, Suisses mais pas francophones. Quand le conducteur (qui est assis à une table pas loin de nous) voit que nous avons sympathisé, il nous propose de nous mettre ensemble dans le bus.


Donc nous nous retrouvons toutes les 3 dans le bus, avec un couple et deux autres types. Tous les autres sont descendus là pour ne pas remonter.

Je me mets devant les deux filles et la route reprend, le soleil se couchant paresseusement, nous offrant un spectacle d’arbres bicolores à couper le souffle.

Sur le chemin, le bus s’arrête plusieurs fois pour déposer ou prendre des gens.

Vers 21h nous nous arrêtons dans une roadhouse. Avant de descendre, le chauffeur nous avertit : “Restez dans les zones éclairées si vous voulez éviter les mauvaises rencontres avec serpents, araignées, scorpions et autres réjouissances du règne animal”. Sympa, je sens que nous allons être très détendues durant la prochaine heure, merci…

En bonnes représentantes de la gent féminine, Janine Céline et moi nous dirigeons donc vers les toilettes. Janine rentre dans la première cabine et nous dit qu’elle ne peut pas la fermer, je rentre dans la seconde et dans un éclair de conscience je l’inspecte, soulève le couvercle et là HAAAAAAAAAAAA une énorme (sérieusement, énorme) grenouille (ou crapeau ?)!! Je le montre à Janine qui essayait déjà de repérer le scorpion qui se trouvait dans la cabine de Céline ! Merci mais nous attendrons d’être de retour dans le bus pour aller aux toilettes !

La roadhouse est loin d’être accueillante, nous restons donc dehors devant le bus et sous la lumière, à crever de chaud et à flipper à cause des grenouilles, gros lézards et autres insectes qui rampent, volent et sautent partout.

À 21h45 le bus repart enfin, avec un nouveau chauffeur. Les filles se mettent tout de suite “au lit” et je lis un peu avant de faire pareil.

Day 38 – Step 38 : To get vitamins and to dislike Darwin

5 Nov

Réveillée à 6h, il me semble impossible de me rendormir donc je continue de lire le livre que j’ai pris au book exchange de Cairns Beach House

Et je le finis ! Il est 11h et je croise Evelyn, nous décidons de nous retrouver pour manger à 12h. Je traîne donc encore un peu et finis par aller me préparer… la douche n’est pas vraiment rafraichissante quand on considère qu’aussitôt sortie je transpire au moins autant qu’avant d’y être allée… (ça me rappelle de très vieilles vacances à Londres avec ma mère… canicule et salle de bain étouffante…!). J’ai du mal à être de bonne humeur, surtout que je suis encore bien malade et que ça m’inquiète pas mal. Si ça empire ou même reste comme ça les deux prochaines semaines risquent d’être atroces alors qu’elles devraient être extraordinaires. Je pense réellement que j’ai une bonne grippe et c’est assez pitoyable quand on pense que je suis en Australie et qu’il fait 35° dehors. Mais si ils n’avaient pas tous une fichue clim, aussi !!

Je vais donc faire les courses, le ventre vide depuis 16 bonnes heures, avec comme but principal de trouver des vitamines pour me soigner (je ne prendrais PAS de médicaments) et des bonnes choses pour me nourrir, parce que les gâteaux n’ont jamais aidé à guérir (en fait, c’est même tout le contraire, si on considère leur potentiel immuno-suppresseur,………..).

Le soleil tape tellement fort que je frôle l’auto-combustion pendant les 30 secondes (large) qu’il me faut pour traverser la rue (sans rire, le centre commercial est en face, ou presque)… La chaleur me coupe les jambes (je suis déjà assez faible comme ça avec ma grippe, là j’ai l’impression que je vais perdre l’usage de mes jambes, et de mes poumons !) et l’humidité est oppressante…

Au centre commercial je trouve un pack promo de vitamines pour 30$ : j’ai un flacon de 50 comprimés de vitamine C + ail + raifort pour soulager et combattre le rhume/grippe/… + 50 comprimés d’un booster immunitaire + 60 comprimés de vitamine C à croquer : je suis soudain très très très contente !!  Et chez Coles je me fais plaisir : épinards, cuisses de poulet, banane, yaourt et jus d’orange ! L’important c’est de bien se nourrir pour pouvoir guérir !

Je rejoins donc Evelyn pour déjeuner (avec 30 bonnes minutes de retard) mais finalement c’était peut-être une mauvaise idée… qu’est-ce qu’elle peut m’agacer…! Est-ce que je me sens vraiment si seule que ça pour m’infliger sa présence ? Ou alors est-ce que mon tempérament est tellement solitaire qu’une personne un peu trop “présente” me fatigue à un tel point que j’ai envie qu’elle prenne un avion pour très loin ? Bon, j’avoue que ça ne m’empêche pas de lui emprunter (oui, avec sa permission, vous me prenez pour qui ?!) du lait pour faire de mon chai un latte

Il fait beaucoup trop chaud pour faire une ballade dans la ville mais Evelyn me dit qu’il y a un book exchange (un magasin où ils vendent des livres d’occasion et où on peut échanger/revendre ses propres livres) à deux rues d’ici et j’ai besoin d’un livre donc j’y vais. Je me répète mais il fait vraiment TROP chaud, ici ! Le magasin est vers Smith Street Mall (comme à Brisbane : rue piétonne et non pas centre commercial). Il y a énormément de livres mais pas vraiment de classement et je reste une éternité à faire mon choix. En vendant mon livre, j’en ai pour 8$. Pour 2 livres !! Une aubaine et je me mettrais presque à danser !! Je passe aussi dans des pharmacies discounts qui sont sur le chemin et me trouve un gel pour me laver le visage bio à moins de 10$ (oui, c’est nécessaire d’être précisé, c’est vraiment pas cher !).

Je rentre ensuite dans ma chambre pour ce qui va être quatre heures de lecture et de sieste. Un délice (il gèle dans cette piaule mais même). Vers 17h30, quand j’estime que le soleil est supportable, je décide de me bouger (c’est très très dur) et d’aller faire un tour dans Darwin. Je tombe sur un Woolworth et j’y achète des tomates pour ce soir, des céréales et gâteaux sans gluten pour le voyage en bus de demain (21h de trajet jusqu’à Alice Springs, je risque d’avoir un creux…). Darwin ne me plaît pas plus que ce midi. Le mall est sympa mais la ville est morte (probablement le manque d’air !), c’est rempli de backpackers, c’est délabré (voire carrément moche) et comme à Cairns les Aborigènes zonent et sont loin d’avoir l’air heureux… Il y a plein de mouches, bref je n’aime pas cet endroit.

Mon seul moment d’émerveillement vaut vraiment le coup par contre. C’est quand j’arrive au Bicentenial Park et que je suis accueillie par une vue qui me coupe le souffle sur le soleil qui se couche sur l’océan, avec au beau milieu au joli bateau et des couleurs magnifiques. Mais je n’ai malheureusement plus de batterie dans mon appareil photo (je prends quelques photos avec mon téléphone) et me dépêche de rentrer.

(c’est à peu près un milliard de fois plus beau que sur la photo)

Sur le chemin, Luca m’envoie un texto pour me proposer un barbecue avec une famille Australienne. J’aurais adoré, vraiment, c’est le genre de propositions que tu ne peux pas refuser quand tu voyages à l’aventure. Sauf quand tu as une grippe et que l’idée de manger un barbecue australien fait monter ta fièvre d’au moins 3 bons degrés. Donc oui, je refuse.

Quand j’arrive dans la chambre Jonna (la Finlandaise bourrée d’hier soir) y est et me dit qu’elle ne va pas tarder à dîner. Parfait, nous irons donc ensemble !

Nous mangeons en discutant et alors que je lui fait découvrir la magie du chai (elle me laisse utiliser son lait mais n’en veut pas dans son thé), un type vient nous tapper la discut’. C’est un Aussie (=Australien) de Nouvelles-Galles du Sud qui est là pour le week-end, avec visiblement comme but d’être le plus bourré possible… Il nous ramène deux potes : un Français à la dégaine on ne peut plus clichée de surfeur-branleur (il n’a pas l’air d’avoir inventer le fil à couper le beurre non plus, hélas) et une fille, qui je crois est Néo-Zélandaise (mais je ne suis pas sûre et franchement… je veux juste aller faire ma vaisselle…) Surprise de la soirée, mon amie Coline appelle, Jonna s’éclipse, et je fais pareil une fois que mon appel est terminé.

Jonna amène dans la chambre des potes Allemands qui veulent faire la fête (dont une fille qui parle extrêmement bien français, et parfaitement quand il s’agit de dire “cette fille est une salope” hmmm biennnn) mais heureusement après m’avoir fait baisser la clim il s’en vont… Et quelle mauvaise idée !!!!! L’Australienne de ma chambre n’a pas menti, le sol commence à devenir humide… oups oups oups oups, je remonte la clim illico !!

Notre nouvelle room mate entre dans la chambre et qu’elle n’est pas ma surprise quand je vois que c’est la fameuse peut-être-Néo-Zélandaise de tout à l’heure ! Nous discutons rapidement, je vais me laver les dents et je lis un peu au lit alors qu’elle s’est déjà endormie. Quand l’Australienne arrive évidemment elle remarque l’état du sol mais je fais celle qui ne comprend pas et me couche (il est 23h) pour éviter d’avoir à subir ses interrogations…!

Day 37 – Step 37 : To spend the day at the airport and to read a lot

4 Nov

Ce matin je me réveille vers 7h30 et j’ai donc le temps de me préparer et d’aller petit-déjeuner tout en skypant (je ne pense pas que ce soit toléré comme verbe mais je passerai outre si ça ne vous pose pas de problème). Évidemment entre le wifi de qualité médiocre et mon ordinateur sur le point de rendre l’âme le logiciel marche assez mal et je peux vous dire que c’est encore plus frustrant que si ça ne marchait pas du tout… C’est comme si on vous mettait votre film préféré dans une grande salle pour vous tout seul mais qu’il sautait toutes les 3 secondes, avec un son coupé voire inexistant par moment… sympa, non ? Et j’ai carrément halluciné quand Evelyn (l’Allemande, je sais enfin son prénom !) est venue s’installer tranquillement à côté de moi et me taper la discut’… euh… chérie… t’as pas un peu l’impression que j’essaie d’avoir une discussion privée avec mon homme, là ? Apparemment non, elle n’avait pas comprit. Donc je lui explique avec la patience d’une maîtresse de CP et elle va gentiment voir ailleurs si j’y suis. On se verra à l’aéroport ma grande ! Oui, nous prenons le même avion… mais elle va a l’aéroport une heure avant moi, Dieu sait que c’est inutile et que je le lui ai dit mais bon si ça peut lui faire plaisir…

De mon côté 9h sonne, il est temps que j’aille finir de me préparer et finir de boucler mon sac. Une fois prête et dans le lobby, je m’ennuie terriblement et j’ai le pressentiment que la journée va être longue, donc quand mes yeux se posent sur la “book exchange shelf” je la scanne attentivement pour trouver un livre divertissant. Mon choix s’arrête sur de la chick-litt que j’aurais probablement honte de lire à Paris mais là honnêtement je suis plutôt ravie de pouvoir me changer les idées ! Je ne vous donnerai même pas le titre tant c’est cheesy…!

Je suis un peu stressée parce que je n’ai pas vraiment réussi à faire le check-in sur internet pour mon vol, la connexion étant minable comme je l’ai déjà expliqué, ça a bugué pile au moment de confirmer… impossible de savoir si c’est bon ou non mais tant pis maintenant c’est trop tard…

La navette pour l’aéroport arrive avec un peu de retard et le type n’a pas de monnaie donc je suis carrément obligée d’aller en faire au bar de l’auberge, au grand ravissement de tous les autres passagers du bus (et de moi-même…), un bonheur…

En même pas 20 minutes nous arrivons à l’aéroport et je descends au terminal des vols domestiques.

Bien essayé, mais mon vol est encore considéré comme un vol international, donc je me tape les 10minutes de marche (ce ne serait pas un problème si mon sac à dos n’approchait pas les 20kg, hélas…) jusqu’au terminal international. Ça commence bien mais je reste zen…

Une fois au bon guichet tout se passe bien en ce qui concerne le check-in et je vais donc me diriger vers les magasins pour passer le temps. L’aéroport est vraiment petit et il n’y a rien de bien intéressant… Je finis donc (après avoir épuisé le potentiel de tous les magasins sans rien acheter) par aller m’assoir sur les fauteuils, où Evelyn finit par me retrouver. On discute donc et allons nous poser près de notre porte d’embarquement. Elle est très stressée et n’arrête pas de poser des questions sur tout et n’importe quoi auxquelles je n’ai aucune réponse et j’espère vraiment, vraiment, qu’elle va finir par se taire… Heureusement nous ne sommes pas à côté dans l’avion et les portes ouvrent, nous sommes dans les premières dans l’avion ! Nous nous asseyons tranquillement à nos places respectives et attendons que l’avion décolle.

C’est assez long si vous voulez mon avis mais je lis alors tout va bien.

Jusqu’au moment où une annonce est émise…

Problème technique sur l’avion, le vol est annulé et nous sommes invités à descendre de l’appareil.

Merci les vols low-cost Jet Star, j’adore !

Alors que nous attendons à nouveau devant la porte d’embarquement nous sympathisons avec un Néerlandais, Luca, qui est franchement relax. Ça nous détend un peu, mais moi plus qu’Evelyn, visiblement. Personnellement le seul truc qui m’embête vraiment c’est qu’on doit récupérer nos sacs… je n’ai vraiment pas envie de me retaper 17kg à trimballer partout… Pour le reste… passer la journée ici (où c’est délicieusement climatisé) ou à Darwin (où il fait au moins 40° avec 80% d’humidité) franchement ça m’est plus ou moins égal…

(au guichet après l’annonce de l’annulation, sauf que je ne sais pas pourquoi c’est des écran Qantas alors que nous étions avec Jet Star. Mais bref. Le géant en t-shirt rouge ? c’est Luca)

Nous allons donc faire la queue au guichet, où on nous donne un bon de 15$ pour nous restaurer (mais là : scandale : Luca a eu 30$… vu qu’il me l’avait dit avant que je passe je dis à la nana du guichet que mon ami a eu 30$… elle me dit que “c’est impossible ça serait complètement exagéré“… ben oui mais non… cela dit ça ne la motive pas à nous donner plus, nous n’aurons que 15$… je suspecte un favoritisme pour les grands blonds… bref…) et nous dit que nous aurons un vol ce soir avec Qantas.

Finalement c’est parfait (à part le fait que je me trimballe mon sac encore pour quelques heures jusqu’à ce que le check-in de Qantas ouvre) parce que moi qui suis fauchée, j’ai maintenant gagné 15$ pour manger sans rien faire ! Si ça c’est pas un cadeau de l’univers ! Ce matin je n’avais rien, et là je me retrouve dans un bon canapé avec un livre et 15$ pour manger… que demander de plus ?!

Une fois le check-in fait je vais donc me prendre une salade dans un bar à  fruit, avec un délicieux smoothie banane-fraise (je sais, ça devient pathologique cette obsession pour le “banane-fraise” mais je n’y peux rien c’est trop bon !!) et un muffin au chocolat que je mangerai plus tard. Et je passe le reste de l’après-midi à lire. Par contre j’ai vraiment la crève mais les vitamines sont trop chères ici donc j’attendrai d’être à Darwin pour en trouver… Une heure avant l’embarquement je retrouve Evelyn et Luca et nous discutons en attendant que la queue diminue. Personnellement je n’ai absolument aucun intérêt à me tenir debout comme une idiote pendant 30 minutes, pour ensuite piétiner et faire la queue pour monter dans un avion dans lequel les places sont numérotées…!! La question s’était déjà posée à Venise et attendre le final call confortablement installé dans un fauteuil est vraiment plus agréable que de faire la queue pendant une heure.

Bref je m’installe tranquillement à ma place dans l’avion et si on omet la douleur plus qu’intense que je ressens dans l’oreille gauche pendant le décollage et l’atterrissage, le vol se passe bien. Mais je ne fais vraiment pas ma maline en sortant de l’avion, j’ai mal et je ne me sens vraiment pas bien… en plus je dois attendre les deux autres (qui prennent leur temps) parce que nos auberges sont à côté (Evelyn est dans la même que moi) et que nous allons donc prendre un taxi pour y aller (il est presque 22h), ça nous coutera moins cher que la navette en divisant par 3 ! Malheureusement nous devons attendre encore plus parce que le bagage d’Evelyn ne sort pas avec les nôtres… super… mais le problème est vite résolu et nous attrapons un taxi assez rapidement.

Le trajet depuis l’aéroport est assez long et nous coûte chacun 10$ (la navette en coûtait 12 ou 15). Notre auberge, Melaluca, se trouve sur Mitchell St, une rue très vivante pleine de bars et d’auberges de jeunesse. Nous faisons le check-in et nous retrouvons dans deux chambres l’une à côté de l’autre. La mienne est une chambre de filles, 4lits. Deux seulement sont occupés (les deux du bas, évidemment) et pour l’instant personne n’est dans la chambre. Par contre la climatisation est à fond et je pourrais sérieusement m’en passer vu mon état de santé… sauf que je ne sais pas comment l’arrêter et qu’il fait 40° dehors… donc pour l’instant je laisse comme ça.

Je vais me prendre une douche, je fais mon lit et je me mets dedans, avec mon gilet et mon foulard (c’est ça ou j’attrape la pire grippe du monde) et mon livre. Alors que je farniente tranquille je fais la connaissance de mes deux roommates. L’une est une Australienne qui a bien 45ans et n’a pas l’air en super forme mais apparemment ça ne l’empêche pas de faire la fête. Elle me dit que nous ne devons surtout pas arrêter la clim sinon le sol sera couvert d’eau… chouette… j’adore cette modernité qui règne ! L’autre est une jeune Finlandaise qui voyage seule et a trop bu… mais retourne faire la fête. Je suis enfin seule et lit encore assez longuement avant de me coucher, avec un bon mal de gorge.

Day 36 – Step 36 : To almost puke, and to be excited about my next adventure !

3 Nov

Ce matin je me lève à 7h. Je n’arrête pas de me réveiller depuis que le soleil s’est levé donc j’en ai marre et fais pareil.

Alors que je prépare mes affaires pour aller petit-déjeuner une vision d’horreur me saisit…. le Belge…. dort…. complètement…… nu…… sans courverture…….. Bonjour le réveil, merci ! Ô joies de la vie en auberge, je vous aime !!! J’essaie donc de ne pas vomir et vais petit-déjeuner et profiter encore du wifi.
À 8h je retourne dans la chambre pour me préparer mais quelqu’un est déjà dans la salle de bain. Cela dit il faut vraiment que je me dépêche parce que j’ai rendez-vous à 9h sur skype…! C’est l’Allemande, et les autres dorment encore…
Je passe la matinée sur skype (avec un petit break lessive, qui me fait faire 45 aller-retours au bar pour faire de la monnaie parce que ces stupides machines n’acceptent toujours que des pièces de 1$ et 20cents…!!!), un vrai bonheur ! Alors que je suis en pleine discussion, un numéro inconnu m’appelle. Je décroche : c’est la compagnie de l’excursion que je suis censée faire au parc national de Kakadu (à Darwin), qui me dit que l’excursion est annulée. J’ai le choix entre la faire deux jours plus tard ou annuler et me faire rembourser… Je réfléchis donc mais je n’ai pas particulièrement envie de rester plus longtemps que prévu à Darwin… Je décide donc d’aller voir la branche de Cairns de l’agence de voyage avec laquelle j’avais booké mon excursion pour voir ce qu’ils peuvent me proposer. Je donne dans la foulée rendez-vous à 13h15 en ville à Priscilla.
A 13h je me rends donc devant l’auberge, où la navette est censée nous emmener en ville. Je ne suis pas la seule à attendre et le bus n’est pas là… Il arrive finalement avec 10minutes de retard et j’arrive à retrouver Priscilla à l’arrivée. Je lui explique l’histoire de l’excursion et elle accepte de m’accompagner à l’agence qui est juste au coin de la rue. Là, le type est occupé et ça prend une éternité… Priscilla en profite donc pour récupérer toutes les photos de la plongée. Quand le type se libère je lui explique donc ce qu’il se passe et lui dit que je veux annuler. Je lui dis ensuite que j’ai 1000$, et qu’avec ça je veux arriver à Melbourne et faire le maximum de choses possibles. Sachant que pour moi j’avais prévu grosso modo Darwin-Alice Springs 200$, 3jours d’excursion à Uluru 400$, Alice Springs-Adelaide 200$ et je ne savais pas trop pour Alice-Springs-Melbourne mais surement dans les 200$ aussi, ce qui me rendait à 1000$ en faisant juste les trajets et Uluru, sans compter les nuits d’auberge ou autre.
Cela met une éternité mais on arrive à trouver l’idéal : pour un peu plus de 900$ (que je sors de ma poche en plus du remboursement de l’excursion à Kakadu), je fais le trajet en bus Darwin-Alice Springs, 1 nuit d’auberge à Alice, puis un tour d’Alice Springs à Melbourne, pendant lequel je vois tout ce qu’il y a à voir sur la route et où toutes mes nuits d’auberges sont comprises. Un super deal (j’arrive à avoir le tour à 200$ de moins que le prix normal) et je suis extrêmement excitée à l’idée de faire tout ça !!


Avec Priscilla nous allons donc à travers les galeries du night market (qui n’est pas encore ouvert) et nous posons à un café pour prendre un milkshake et un cake au chocolat ! Un délice !! Ensuite nous passons au night market qui a ouvert et faisons quelques courses au Woolworth (je m’offre un morceau de poulet, yay!) avant de retourner au point de rendez-vous du bus où nous discutons un peu et nous faisons nos adieux.
En rentrant je mange et reste un peu au bar profiter du wifi avant d’aller prendre une douche et me coucher. Nous ne sommes plus que 3 (sur 6) dans notre partie de la chambre (le Belge est partit ! yay !)

C’est ma dernière nuit à Cairns et je ne suis pas particulièrement triste de m’en aller. Je n’ai aucune passion pour cette ville et si je ne peux pas être à des kilomètres de la côte sur un bateau au beau milieu de l’océan, Cairns a peu d’intérêt pour moi. J’ai bien peur que Darwin ne me plaise pas non plus, surtout à cause de la chaleur qui y règne, mais nous verrons bien. Ce n’est de toute façon qu’une ville de transit pour moi, qui me permet de prendre le bus pour aller à Alice Springs. Mais je suis indéniablement très excitée à l’idée d’aller faire mon excursion jusqu’à Melbourne !!

Day 35 – Step 35 : To snorkel, and to leave the boat haven

2 Nov

Ce matin Ben nous réveille (“wakey wakey“) à 5h45 ! Hauts les coeurs ! Nous sommes transies de froid à cause de la clim et j’ai toujours mal à l’oreille mais tout va bien !
C’est immédiatement l’heure du briefing du matin, que j’observe en sachant pertinnemment que je ne pourrais pas plonger. On me propose de faire du snorkelling mais je ne suis pas trop tentée… Je me dis que quand même, je ne serai pas sur la Grande Barrière de Corail tous les jours, alors okay, je vais faire du snorkelling… mais je ne pense vraiment pas rester longtemps…
Jusqu’au moment (il est maintenant 6h30) où Donna, la mère d’un jeune certifié qui plonge, me propose d’y aller avec moi. Elle ne plonge pas du tout et fait du snorkel à chaque fois. Tout de suite, l’idée d’être accompagnée me donne beaucoup plus envie de me mettre à l’eau ! Je mets donc ma combinaison, mes palmes, mon masque et mon tuba. Et là le skiper nous propose carrément de nous emmenner en bâteau à moteur jusqu’au reef un peu plus loin où il fait beau snorkeller. Parfait !
Nous montons dans le bateau et en 30 secondes nous y sommes ! Nous avons le choix : sauter les palmes en avant, normalement, ou sortir en faisant une roulade arrière (en se laissant tomber en arrière tête la première) à la James Bond. Va pour la James Bond ! Wouhou !
Nous faisons une petite demie-heure de snorkel, c’est très agréable. Je ne peux absolument pas descendre plus bas que la surface mais le récif est tellement riche que j’en prends quand même plein les yeux ! Nous voyons même une tortue ! Un vraie délice ! Je rentre en même temps que Donna parce que je commençais à fatiguer et à avoir des crampes, et je suis contente de voir que le petit-déjeuner est presque prêt !

Ce matin ce sont des saucisses et pois (que je ne mange absolument pas, merci bien), accompagnées des traditionnels pancakes céréales et muffin bread. 
Nous avons un petit break farniente d’une heure, pendant lequel je décide de prendre un appareil photo étanche pour ma seconde sortie en snorkel, histoire de pouvoir quand même prendre des photos de ce monde magique. Ben me dit qu’au lieu de ne le garder que pour un snorkel (normalement 35$ juste pour une plongée) je peux le garder jusqu’à la fin de la journée. C’est adorable, petite consolation certes mais il n’était pas obligé !

A 9h Priscilla ne peut pas plonger parce qu’elle passe en même temps son PADI Adventure et que ce matin elle a donc fait un “deep dive” : plongée profonde, qu’elle est donc descendue à  presque 30m et ne peut donc pas replonger si tôt. Nous sommes censées y aller avec Donna et une autre dame mais nous les perdons assez vite parce que nous prenons tout notre temps.

Le corail est presque à la surface, il y a tant de choses  à voir ! Nous restons une bonne heure dans l’eau, nous n’avions pas mis notre combinaison parce que bien que l’eau ne soit pas si chaude la combi ralentit beaucoup et fatigue, mais nous n’avons donc pas vraiment très chaud ! Alors que nous allions presque faire demi-tour, Steve (l’Anglais) et ses compagnons de plongée nous montrent une tortue, nous l’accompagnons pour un bout de chemin, nous sommes complètement sur-excitées !!

En remontant nous décidons de partager l’appareil photo : Priscilla paie 15$ et moi 20$ mais je garde la carte SD, et elle fait des photos pendant sa plongée de cet après-midi. Puis nous allons… farnienter sur le top deck pour une heure.

C’est maintenant l’heure de la dernière plongée et Priscilla prend l’appareil photo, pendant que je retourne faire du snorkel avec Donna. Nous faisons un très beau circuit, nous voyons un nombre incalculable de poissons, dont certains énormes, nous voyons une raie,… Mais je suis bien contente que ça soit ma dernière session parce que je commence à avoir sérieusement mal à la tête (entre le soleil qui tape et la position en snorkel plus le masque qui m’appuie entre les yeux c’est un miracle que je n’aie pas eu mal avant !) et je commence à avoir des ampoules aux chevilles à cause du frottement dû aux palmes.

Quand je remonte mon équipement de plongée est déjà complètement rangé, alors que ceux qui plongent devront ranger le leur avec un nouveau protocole pour la dernière fois. Encore un “avantage” de ne pas avoir pu faire mes plongées. Je me rhabille donc et fait mon sac, avant de remonter déjeuner. Nous avons encore le droit à leur fameuse salade de choux que je dévore littéralement.

Le bateau repars alors que nous sommes encore à table, et il tangue comme jamais ! Les gourdes tombent par terre, les chaises, tout ! Je vais vite prendre un médicament et Priscilla se sent déjà extrêmement mal… Il ne nous reste encore que 3h de trajet après tout…! (la pauvre).

De mon côté, pas dérangée pour un sou (au contraire j’adore !), je vais dormir 45min sur le topdeck puis me décide à faire la chose responsable c’est-à-dire de m’extirper du cagnard pour aller dormir un peu dans mon lit, puis sur les banquettes de la salle à manger. 
S’ensuit un briefing de fin où on nous explique ce qui va se passer ensuite (ranger, puis trajet jusqu’au magasin, puis jusqu’à nos auberges) et une fille est malade. Ils ont peur d’un problème de décompression mais restent calmes et les secours sont déjà prévenus et seront là à notre arrivée.

Une fois qu’ils l’ont récupérée c’est notre tour de sortir et nous montons dans les bus pour aller au magasin où nous payons et récupérons nos sacs. Je suis séparée de Priscilla pour le retour mais nous prévoyons de nous voir soit ce soir à la fête de fin de stage (mais je ne pense pas y aller, trop crevée et trop compliqué parce que c’est loin de mon auberge et que ça craint ensuite pour rentrer) soit de toute façon demain ! Je suis la dernière évidemment et Jason (un des moniteurs) me porte carrément mon sac jusqu’à la réception. Il me dit de venir à la fête de ce soir mais je pense vraiment que je n’irai pas…

A la réception une des filles qui bossent là me porte mon petit sac parce qu’elle a pitié de moi… Je n’ai pas sorti le gros sac du sursac et du coup je porte les 17kg sur une épaule… et je dois monter deux étages… et je suis crevée. 
Je suis au même étage que ma chambre précédente mais cette fois c’est la numéro 4, sur la droite. 
C’est une chambre de 10 personnes et je fais connaissance avec deux de mes compagnons de chambrée : une Allemande et un Néerlandais, tous les deux très sympa ! Nous prévoyons de peut-être dîner ensemble.

Je ne perds pas de temps et vais directement faire des courses et chercher de la lessive à la réception pour faire une lessive demain matin. En retournant dans la chambre je rnecontre un autre de mes compagnons, celui qui dort dans le lit en dessous du mien, un Belge, qui parle avec l’Allemande. Il est très amical et se vante d’avoir été dans une auberge pourrie où il n’a payé qu’une seule semaine sur les 6 qu’il a passé là-bas… Il a l’air de se croire très malin mais ça m’agace profondément. Il rentre en Belgique demain parce qu’il est complètement fauché. Tant mieux, un con de moins en Australie. Bref je garde mon jugement pour moi et vais profiter du wifi.


A 19h je vais manger et crois le Néerlandais, donc je m’assois avec lui. Nous discutons du voyage, des voyages, du futur, etc. Nous avons la même façon de penser sur beaucoup de sujets et c’est très drôle parce qu’il est diplômé en journalisme !

Une fois le dîner terminé et notre conversation finie je retourne profiter un peu du wifi avant de retourner dans ma chambre à 22h30 et me mettre au lit à 23h.

C’était tellement bien la vie sur le bateau… ça va vraiment me manquer. Ca commence déjà à me manquer ! Je le referai sans hésitation, dès que je le pourrai ! Ce rythme de “je me lève tôt, je mange, je plonge, je bronze, je plonge, je mange, je bronze, je plonge, je mange, je dors tôt, et rebelotte”, ça me convient à la perfection ! Si ça pouvait être avec L, je pense qu’on pourrait dire que ça serait la vie parfaite !